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Compte-rendu de l’Atelier Thématique « Finance » BDN du 20 mai 2014

Mardi 20 mai avait lieu le premier atelier thématique de l’année. Dédié au « financement du développement de l’entreprise et à la gestion patrimoniale de l’entrepreneur », cet atelier s’adressait tout particulièrement aux DG, aux DAF et aux futurs entrepreneurs. Animé par Sylvie Rouault (SRJ Business) et piloté par Olivier Grosjean (OG Conseils Services) et Jean Quilès (Groupe Conseil Expertise), il a réuni près de 25 personnes au Cercle Suédois.

Sylvie Rouault : « Des ateliers pour approfondir ses connaissances et mieux connaitre les prestataires de services du Club. » 

Nous avions évoqué la reprise des ateliers thématiques lors de nos dernières réunions mensuelles. Cette année, le Club va prendre une nouvelle dimension en se développant à l’international. En parallèle, nous relançons les ateliers thématiques que nous organisions au début du Club. Outre le coup de projecteur qu’ils mettent sur une thématique donnée, ils sont l’occasion de faire connaître nos prestataires. Je passe la parole à Olivier Grosjean et Jean Quilès.

Pour plus d’informations sur le Club, visitez club-bdn.com

Olivier Grosjean (OG Conseils Services) : comment financer le développement de l’entreprise sans augmenter les dettes sur le bilan ?

Nous proposons des solutions de financement des PME qui répondent à un ensemble de problématiques, d’une part au niveau du haut de bilan, en apportant des capitaux pour permettre le développement de l’entreprise, d’autre part au niveau du bas de bilan, via un mécanisme de location financière. L’idée majeure est de pouvoir investir sans que cela soit considéré comme une dette.
Haut de bilan
Nous commençons par faire une analyse de l’existant. On ne peut pas apporter de fonds à une entreprise sans une étude préalable à la levée de fonds.
Nous accompagnons nos clients sur une durée relativement longue (jusqu’à 8 ou 10 ans) avec des conditions de sortie très précises fixées dès le départ. Contrairement à du capital risque classique, nous proposons une sortie en douceur, pour que le porteur de projet puisse reprendre le contrôle de l’entreprise grâce à la croissance qu’elle génère.
Cette année, j’ai été approché par un porteur de projet qui avait identifié le potentiel d’une usine dont a hérité une coopérative agricole. Cette usine est spécialisée dans la mise en bouteille de jus de fruits en MDD. Elle réalise un CA de l’ordre de 30 millions d’euros. Elle a évolué pour produire en partie du jus de fruits, en partie du lait, avec une utilisation d’à peine 40% de sa capacité de production. Le groupe laitier n’ayant aucune activité commerciale, il n’a pas cherché à développer les contrats existants. Nous créons une société, rachetons un euro symbolique le site au groupe laitier, finançons la totalité du capital nécessaire (1 million d’euros), en prêtons 20% au porteur de projet, à côté nous apportons 1,4 million d’euros de prêt en compte courant pour racheter le stock et démarrer le BFR. En 2-3 ans, nous devrions doubler la production et permettre au porteur de projet de monter à 49%. Les 20% prêtés au porteur de projet vont être probablement remboursés sous forme de bonus d’atteinte d’objectifs.
Bas de bilanL’idée de la location financière est d’appliquer à des équipements très divers l’équivalent de la location longue durée de parc de voitures, sur une durée d’1 an et ½ à 7 ans. On parle de « location évolutive » : il s’agit souvent d’équipements à très fort renouvellement (matériel informatique, matériel médical…). Nous sommes capable de proposer ce type d’opération sur du pur logiciel, un ERP, une grosse application logicielle…
Il faut bien considérer la durée de la location financière. C’est un marché qui a beaucoup évolué : en s’appuyant sur le fait que nous sommes capables de faire du déconsolidant, cela peut être intéressant pour des entreprises de financer des équipements qui peuvent être utilisés 10, 15, 20 ans. Ils vont être financés sur 5 à 7 ans et récupérés au terme du contrat sans avoir généré de dettes. Cette notion de déconsolidant vient de l’application depuis quelques années en France des normes IFRS. C’est une obligation dans deux cas de figure : les entreprises sont cotées en Bourse/les entreprises sont consolidées (holding de regroupement). Avec les normes IFRS est apparue cette notion de séparation entre contrat consolidant ou non. Doit-on considérer comme dette ou pas le contrat de location ? Tout cela dépend de la manière dont on présente l’opération.Comment finance-t-on une entreprise aujourd’hui ?

Nous proposons plusieurs solutions : du crédit, du crédit-bail et de la location. Il est très rare que les banques proposent aux PME des solutions de location financière, même si elles les ont à leur actif. La seule façon de pouvoir faire du déconsolidant, c’est contrat par contrat, en fonction de ce que désire l’entreprise, de manière à ne pas créer de la dette. Plutôt que de risquer un retoquage au moment du bilan, nous faisons valider le montage par le commissaire aux comptes de l’entreprise.

Nous reversons 0,5 % des investissements apports en capitaux aux apporteurs d’affaires du Club BDN et 1% du chiffre d’affaires généré par la location financière.

 

Pour plus d’informations, visitez www.fiparc.fr ou www.groupe-ansval.com

Jean Quilès, GCE Expertises : « La gestion et l’optimisation patrimoniale de l’entrepreneur »

Groupe Conseils Expertise est un cabinet d’expertise comptable et de commissariat aux comptes créé il y a quarante ans.

Pourquoi créer une entreprise ?

Avant tout si l’on exerce une activité à risque (cela permet de limiter la responsabilité, même si l’on a créé depuis quelques années l’EURL), mais aussi pour lisser ses revenus. Les revenus font parfois le yoyo, les cotisations sociales sont exponentielles… Les coûts sociaux et fiscaux ne sont pas faciles à assumer pour le dirigeant. Créer une société permet de définir une rémunération plus stable sur 3, 4, 5 ans en fonction des objectifs et des besoins. Il est aussi recommandé de créer une entreprise lorsque l’on gagne plus que ce dont on a besoin. Prenons l’exemple des chirurgiens, qui exercent à 80 % hors libéral. Ils ont des niveaux de revenus de 200-250 000 € et ils paient des charges sociales et l’impôt sur le revenu sur cette somme. Cela en fait les meilleurs contribuables de France !
Ce que vous ne pouvez pas faire en entreprise individuelle, c’est de laisser une partie du bénéfice en réserve, car vous devez acquitter l’impôt sur les bénéfices.

Quand créer sa holding ?

Une holding est un outil (véhicule) qui permet de faire des investissements : elle doit être aussi considérée comme une société à part entière qui peux facturer des prestations .
On créé sa holding quand on rachète une entreprise,

On créé sa holding pour préparer une cession d’entreprise,
Mais aussi pour percevoir des dividendes,
Pour  se constituer et/ ou optimiser  un patrimoine,
Et enfin pour transmettre son patrimoine …

La holding est parfaitement adaptée pour réinvestir le produit de son travail.
Tout le monde a entendu parler de l’affaire Bettencourt : L’Oréal avait versé 270 millions à Liliane Bettencourt, elle n’avait payé que 9% d’impôt (c’est choquant, mais ses conseillers fiscaux lui avaient conseillé de créer une holding. A titre personnel, elle n’a pas touché cette somme, la holding a payé les 1,6% de fiscalité et Liliane Bettencourt a payé ses impôts sur la somme qu’elle a réellement prélevée dans sa holding). C’EST PARFAITEMENT LEGAL.

Il est beaucoup plus facile de transmettre ses biens via une holding qu’au niveau de chaque SCI ou de chaque immeuble (et c’est beaucoup moins pénalisant fiscalement).
La holding est donc un outil simple qui permet d’économiser beaucoup d’argent et qui permet de démultiplier la capacité d’épargne. Certes, le coût fiscal est important à la sortie, mais toujours moins conséquent que si on l’acquitte tout au long du projet, et l’on a profité pendant des années de l’effet boule de neige.

La finalité est de se payer le minimum. Si l’on veut se constituer un patrimoine en France, mieux vaut ne pas chercher à le faire à titre personnel ! Avoir des revenus fonciers à titre personnel, c’est une catastrophe. On vous prend 15% de CSG-CRDS quelle que soit votre situation. C’est un choix : certains préfèrent se dire que leur patrimoine est à leur nom, parce qu’ils ne maîtrisent pas les tenants et les aboutissements de la holding… Mais cela se paie cher !

Pour les apporteurs d’affaires, nous reversons 10% des honoraires la première année et 5% la deuxième année et troisième année.

Pour plus d’informations, visitez www.expert-infos.com/gcex

 

Après chaque intervention, chacun a pu poser ses questions à Oliver Grosjean et Jean Quilès, avant de faire plus ample connaissance pendant la traditionnelle séance de networking. Rendez-vous le 11 juin pour la réunion mensuelle du Club BDN… Et à très bientôt pour un nouvel atelier thématique !