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La réunion Experts du club BDN du 17 juin dernier avait pour thème : « financer la croissance »
Pour la première fois, Regus est devenu partenaire et nous a prêté une superbe salle dans le 7e où nous avons pu accueillir les 25 participants, tous experts ou intéressés par cette thématique Finance qui est une composante majeure pour tout chef d’entreprise.

Les présentations ont eu lieu dans l’ordre suivant :

logo-LEA TRADE FINANCE

 

 

Représenté par Olivier DUREY

  • Lea Trade, est une société commerciale indépendante qui effectue les achats de biens (non périssable, pas de matières premières, ou de biens trop personnalisé) pour le compte de tiers, en octroyant des délais de règlement.
  • Cela permet à ses clients, principalement lorsqu’ils importent et/ou exportent des biens, d’augmenter le volume de leur business, sans impacter leur BFR (Besoin de Fond de Roulement). C’est donc une solution pour accélérer la croissance de l’entreprise.
  • Un service de recouvrement via leur partenaire FDI PAYMENT INSTITUTION, peut  être mis en place en option.
Pour plus d’informations, visitez www.lea-trade-finance.fr

logo Idinvest Partners

 

 

 

Représenté par Pierre-Edouard BERION

  • Idinvest Partners,  est un fonds d’investissement spécialisé dans le financement des PME Européenne, qui gère actuellement 5,7 milliards €. (3ème fond français).
  • Son activité Venture Capital, s’exerce dans les 3 domaines :
    • DIGITAL  (50 % de son activité avec un partenariat avec LAGARDERE)
    • HEALTH (30 % de son activité avec un partenariat avec GSK)
    • CLEANTECH (20% de son activité avec un partenariat avec EDF )
  • Montant minimum investissement 1 M€, montant moyen 6 à 10 M€, plutôt en 2ème « tour de table » avec prise de 20 à 40 % du capital, objectif un TRI de 20%.
  • Critère d’investissement :
    • Attraction du « Produit »
    • CA prévisionnel
    • Qualité des dirigeants, plutôt des « Serials Entrepreneurs »
Pour plus d’informations, visitez www.idinvest.com

OG Conseils Services

 

 

 

Repésenté par Olivier GROSJEAN

  • OGCS Propose des solutions de financement des  entreprises a la fois en Haut de Bilan (Renforcement des fonds propres) , qu’en Bas de Bilan (Location financière)
  • Pour des projets dans tous les domaines d’activité en France ou à l’étranger,  OGCS  propose :
    • Analyse de l’existant,
    • Conseils en levée de fonds,  et investissement
    • Mise en forme et optimisation des Business Plan

Afin d’intéresser des investisseurs pour des montants minimum de 500 K€ (attention les fonds rejettent plus de 98 % des dossiers reçus !).

  • La location financière, permet  aux PME françaises, d’utiliser des équipements :Informatique matériel ou logiciels (même 100 % logiciels), technologiques ou industriels pendant des durées de 2 à 7 ans, sans utiliser sa trésorerie et sans augmenter sa dette (investissement « déconsolidé » même avec les normes IFRS)

Elle peut aussi être utiliser comme mode de commercialisation pour faciliter les ventes.

Pour plus d’informations, contactez
Olivier GROSJEAN : ogrosjean@fiparc.fr

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Représenté par Jean QUILES

  • Expert-Comptable depuis 30 ans, une équipe de professionnels autonomes (6 chargés de mission ayant 20 ans expériences) a qui est délégué le travail « comptable »
  • Jean Quilès est donc très disponible pour  écouter, accompagner ses clients du début à la fin, les conseiller , entre autre sur leurs investissements. Il a lui même investit dans plus de 50 projets de ses clients depuis 30 ans.
  • Optimisation du statut (salarié ou non salarié) du Chef d’entreprise (SARL, SA , SAS ou SASU)
Pour plus d’informations, visitez gcex.expert-infos.com

 

 

En conclusion, on peut regarder l’offre « FINANCE » du Club BDN de plusieurs façons :
  1. Par les offres que nous pouvons proposer à notre réseau : 
  • Conseils en investissements et gestions comptables
  • Conseils et aide en levée de fonds
  • Apports de fonds pour développer l’entreprise, via le 3ème fond d’investissement français
  • Financement des investissements d’équipements en location financière
  • Financement des ventes sous formes de loyer tout en étant payé « cash »
  • Financement du « poste fournisseur » via l’achat pour compte avec délai de règlement
  • Service de recouvrement de factures.
  1. OU par les problématiques de notre réseau auxquelles le Club BDN peut répondre :
  • Comment financer ma croissance
  • Comment faire face aux problématiques de BFR
  • Comment acquérir de nouveaux équipements
  • Comment accélérer encore plus vite
  • Comment récupérer du cash
  • Comment avoir les moyens de chercher de nouveaux clients et partenaires.
Comme vous le voyez, le Club BDN commence à construire une offre globale pouvant répondre aux besoins d’un grand nombre d’entreprises. Olivier Grosjean a accepté d’être le coordinateur du « pôle » Finance et nous travaillerons ensemble cette approche globale dans les prochains mois pour pouvoir la « pousser » vers notre réseau dès 2016. En attendant, nous vous attendons tous le 8 juillet pour LA soirée réseau de l’été. Profitez-en pour faire inviter vos contacts et d’autres experts qui vous sembleraient utiles dans notre démarche.Bien à vous,

Arnaud Leurent
Fondateur du club BDN

et

Olivier Grosjean
Mobile :
E-mail :  ogrosjean@fiparc.fr

 


Nous tenons à remercier notre hôte, le cabinet DELSOL Avocats pour son accueil très chaleureux !

Lors de cet Atelier Experts RH, nous avons pu nous apercevoir des nombreuses complémentarités entre les différentes offres présentées. Elles répondent toutes aux problématiques rencontrées par les entreprises qui se développent et à l’impact de ce développement sur Capital Humain. Ainsi, au travers d’un processus GPEC, nous avons pu voir comment détecter des besoins en compétences et en formation, et comment mettre en place des réponses et des outils adaptés. Nous avons également pu échanger sur les implications de l’évolution de la réglementation dans la gestion des RH.

Cette réunion constructive est certainement UN PREMIER PAS vers une offre RH plus globale que le Club BDN va proposer aux entreprises, afin de répondre toujours au plus juste à leurs besoins.

management-academy

Marc MONTALDIER, co-fondateur de Management Academy, nous a menés dans la découverte d’un parcours de formation pour managers. Totalement innovant, pratique et opérationnel, il permet en effet aux managers d’acquérir les 10 compétences fondamentales du management en 24 modules : les savoir-faire, savoir être, savoir vendre et négocier.
La particularité de cette formation réside dans la possibilité d’intégrer le parcours à tout moment, selon les disponibilités du manager.
À la fin de chaque module le manager part avec un plan d’action et dispose d’un suivi personnalisé entre chaque module.Management Academy vous invite à suivre un module de découverte avant de vous y engager. C’est un vrai bonheur ! N’hésitez pas à prendre contact avec Marc et Nathalie qui se feront un plaisir de vous accueillir dans un groupe.De plus, depuis cette année, Management Academy propose un parcours certifiant, niveau Master, avec possibilité de faire appel à la Validation des Acquis Professionnels (VAP).
Pour plus d’informations, visitez www.managementacademy.fr
Logo MJ Conseil

Maria-Jésus TOVAR-ROJAS, dirigeante et fondatrice de MJ CONSEIL en RH, nous a présenté les clés de la GPEC  (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences) comme levier essentiel pour accompagner la croissance des entreprises. La spécificité de sa démarche est « la valorisation de l’humain et l’unicité des talents de chaque collaborateur ». Elle accompagne les projets d’évolution des entreprises en structurant les Ressources Humaines de manière à positionner la « bonne personne à la bonne place » pour une efficacité et une motivation optimales.La GPEC doit être en accord avec la vision du dirigeant et sa stratégie de développement, car elle va influencer l’organisation, le management, les collaborateurs, les processus, les métiers et les compétences, la formation, les recrutements… L’HUMAIN représente le cœur du réacteur qui garantit le développement et la croissance de l’entreprise.MJ CONSEIL en RH accompagne les entreprises qui se développent en France et à l’international, avec une prédilection pour l’Amérique latine.

Pour plus d’informations, visitez www.mjconseil-rh.com
delsol-avocat
Philippe PACOTTE, spécialisé en droit social et droit des affaires, nous a fait voyager à travers les méandres du droit du travail et de ses incidences sur les RH lors des projets de développement de l’entreprise : accords divers (GPEC, Contrat de génération, Seniors, Pénibilité…), contrats de travail et leurs différentes modalités, protection sociale… L’objectif du Cabinet DELSOL est d’apporter aux chefs d’entreprises et aux DRH, le conseil le plus avisé lors des phases de développement de l’activité de l’entreprise : croissance interne (ouvertures des filiales) ou externe (fusion, acquisition…), opérations de structuration et de stratégie (passage en mode associatif…).Le cabinet accompagne aussi les entreprises dans les phases de réorganisation : plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) et rôle des syndicats, contentieux, gestion des conflits (prud’hommes), redressement judiciaire… L’autre point important est la gestion du temps grâce aux délais qui bordent désormais les négociations avec les syndicats, les accords de mobilité interne, les clauses du contrat de travail, les accords de maintien de l’emploi… Un vrai partenaire pour accompagner la croissance des entreprises et les évolutions des RH.
Pour plus d’informations, visitez www.delsolavocats.com
Ladf-logo

Bénédicte BRUNET, l’AdF, l’Architecte de vos Formations a présenté un programme de formations conçues sur mesure, basées sur les besoins spécifiques de l’entreprise.L’AdF, l’Architecte de vos Formations, peut intervenir :

  • En amont de la formation : écoute active des besoins, aide à l’élaboration du plan de formation, solutions personnalisées de formation,
  • Dans la conduite du changement : à travers le training, le coaching et le consulting, l’AdF, l’Architecte de vos Formations, propose des solutions connectées à la stratégie de l’entreprise, pour aider à exprimer le plein potentiel de chaque organisation.
  • Dans la communication au sens large du terme : élaborer la formation en adéquation avec les besoins individuels/collectifs pour optimiser le fonctionnement des équipes.
  • Dans la gestion de carrière : bilan de compétences, validation des acquis par l’expérience, outplacement, reclassement, accompagnement.
Pour plus d’informations, visitez www.ladf.fr
Les interventions se sont conclues par une séance de networking, qui a permis à chacun d’approfondir certains points abordés pendant les présentations et de réseauter.

C’est parti pour le deuxième Atelier Experts du Club BDN ! Ce mardi matin, les deux interventions au programme portaient sur la thématique « Innovation & International ». L’occasion pour deux spécialistes du sujet, F-Iniciativas et All Winds, de présenter les enjeux liés à ces deux leviers de croissance pour les entreprises.

Rolf EBARA, F-Iniciativas : « Le Crédit Impôt Recherche (CIR) reste la première source de financement des entreprises innovantes »

Je traite de problématiques de financement depuis une dizaine d’années : j’ai débuté ma carrière chez BNP Paribas, où j’ai traité les problématiques de financement des entreprises, tant à l’échelle locale qu’internationale. En rejoignant F-Iniciativas, société d’ingénieur experte en financement de l’innovation, je me suis réorienté vers le financement des entreprises appliqué à la R&D et à l’innovation.

Depuis 2013, les entreprises doivent désormais distinguer ce qui relève de la R&D, et ce qui appartient au domaine de l’innovation. Jusqu’ici, la frontière était invisible, et leurs projets  devaient uniquement répondre au standard du dispositif CIR. C’était à la fois plus simple, mais également plus strict, de participer à ce dispositif.
Fin 2012, le gouvernement décidait de supprimer les taux de majoration de 35% et 40% pour les primo-déclarants au CIR, qu’il a ramené à un taux unique de 30 %. Cela a permis de dégager des ressources qui ont été allouées au Crédit Impôt Innovation, en faveur des PME.
Les conditions pour en bénéficier : être une PME au sens communautaire (effectif inférieur à 250 personnes ; chiffre d’affaires inférieur à 50 M€ ; capital social détenu à au-moins 50 % par une personne physique). L’objectif de cette mesure est d’aider les PME à innover.

Un an après l’entrée en vigueur du Crédit Impôt Innovation, force est de constater que les PME ne se sont pas précipitées… Leur principale crainte est de voir leurs projets jusqu’ici valorisés grâce au CIR, basculer vers le CII, donc être moins bien valorisés (20% au-lieu de 30%). De plus, le risque d’une exposition plus importante aux contrôles fiscaux au titre du CIR et du CII, décourage les décideurs. Enfin, le dispositif étant nouveau, il n’y a pas encore de retour d’expérience probant.
Le CII a d’abord été bien accueilli par les PME : enfin un dispositif qui leur était spécialement dédié. Mais les difficultés d’articulation et d’interprétation entre les deux dispositifs, parfois pour un même projet, ont semble-t-il complexifié la démarche.

Dans son dernier rapport daté du 27 juin 2014, l’OCDE pointait des lacunes du système de financement de la R&D en France. Après avoir reconnu l’investissement de la France dans la R&D, via le Crédit Impôt-Recherche (qui représente 5 milliards d’euros dans le budget de la nation), l’OCDE a relevé 3 grandes faiblesses :

  1. la faible implication des universités dans la recherche publique et le fait que la R&D ne soit pas suffisamment orientée vers l’excellence ;
  2. la fiscalité trop lourde pesant sur les entreprises ;
  3. le système de financement de la R&D tel qu’il fonctionne aujourd’hui favorise les grandes entreprises, au détriment des PME et ETI.

Quels sont les objectifs du Crédit Impôt Innovation ?

  • Accroître la compétitivité des PME
  • Accompagner les PME dans leurs efforts d’innovation.

Le Crédit Impôt Innovation est une extension du CIR, il relève donc également d’un principe déclaratif. Son taux est fixe et égal à 20% des dépenses engagées par l’entreprise, dans la limite d’un plafond de dépenses éligibles de 400 000 € par an, ce qui revient à un CII maximal de 80 000 € par an et par entreprise.
Il est mis en œuvre sur la base d’une extension du Crédit Impôt-Recherche, une imputation de l’IS ou une restitution immédiate.
Pour être éligible, la PME doit être innovante, concevoir des prototypes de nouveaux produits ou des installations-pilotes de nouveaux produits corporels ou incorporels (les opérations doivent avoir été engagées à partir du 1er janvier 2013, les dépenses engagées dans la phase de recherche retenues par le CIR ne sont pas retenues pour le CII).
Le point essentiel est que le produit ou la solution présente des performances supérieures à celles du marché. Il en est tout autrement du CIR, qui a pour référence l’état de l’art.

L’objectif du Crédit Impôt Recherche est que la France consacre 3% de son PIB à la R&D, qu’il s’agisse de la recherche fondamentale, la recherche appliquée (on applique les ressources de la recherche fondamentale à des fins économiques) ou au développement expérimental.
En pratique, le Crédit Impôt Recherche consiste en une réduction d’impôt calculée sur la base des dépenses engagées en R&D. Il est déduit de l’IS sous réserve d’éligibilité.
Les critères d’éligibilité du Crédit Impôt Recherche se fondent principalement sur l’état de l’art.
Le point essentiel est de poursuivre une démarche de R&D visant à résoudre les difficultés techniques inhérentes au projet, et dont la résolution ne peut être effective en s’appuyant sur les connaissances scientifiques accessibles au sein de l’état de l’art.
Une démarche s’inscrit dans une boucle itérative incluant des phases d’étude, de test, de validation d’hypothèse,  jusqu’à obtention d’un prototype. Dès lors que l’on passe à une logique de mise en production, on n’est plus éligible.

Le Crédit Impôt Recherche n’est pas plafonné, son taux est de 30%. Pour les dépenses supérieures à 100 M€, le taux est ramené à 5%.

La vocation de la société F-Iniciativas est d’aider les entreprises à comprendre cet univers particulier mêlant plusieurs aspects (technique, fiscal, économique…).
Nous avons 20 ans d’expérience dans ce domaine, une excellente connaissance des contrôles fiscaux et une parfaite maîtrise des process administratifs. Certifiée ISO 9001-2008, la société compte aujourd’hui 420 collaborateurs et 4500 clients dans le monde : nous sommes implantés dans 7 pays (Espagne, France, Portugal, Brésil, Belgique, Canada, Chili). Notre effectif est composé aux ¾ d’ingénieurs et de docteurs. Nous travaillons aux success fees. Membres du Club BDN, nous avons l’habitude de travailler en réseau. Toutes nos interventions commencent par un diagnostic gratuit.

Pour plus d’informations, visitez www.f-iniciativas.fr

Arnaud LEURENT, All Winds : « Accompagner la croissance des entreprises à l’international »

J’ai créé mon premier cabinet de conseil en développement international il y a 4 ans. J’ai repris mon indépendance pour fonder il y a quelques mois All Winds, un cabinet dédié à la stratégie et à l’organisation du développement international qui accompagne les entreprises en croissance, les organisations professionnelles, et territoriales et les fonds d’investissement. La France représente 3,8% du marché mondial. L’entreprise qui a un potentiel mondial et ne cible que la France ne peut donc potentiellement toucher que 3,8% du marché mondial, une donnée qui est bien sûr à pondérer selon les secteurs. Mais l’avenir d’une entreprise innovante, du luxe ou de l’art de vivre à la française (y compris agro-alimentaire)  est résolument à l’international !

Les PME et ETI manquent souvent de vision et ont besoin de structurer leur développement à l’international. Dans les faits, très peu d’entreprises parviennent à réellement trouver des marchés ou s’implanter hors de France. Dans l’imaginaire collectif, l’international est une sorte d’Eldorado, mais risqué et coûteux. Réussir à l’international impose une envie, une vision, une méthodologie… Il ne faut pas croire que se développer à l’international, c’est juste trouver un nouveau client à l’étranger ! C’est souvent le premier pas mais il induit de nombreux changements.

Aborder l’international a en effet de vraies répercussions stratégiques pour l’entreprise : il faut parfois revoir tout son modèle économique et adapter son organisation. Même à l’intérieur de l’entreprise, les rapports de force peuvent parfois s’inverser. Le secteur France peut rapidement être cannibalisé, car l’international peut devenir plus stratégique ou plus rémunérateur. Il faut aussi réussir à gérer l’effet rapide de starification : certains membres de l’entreprise sont mis sous les feux des projecteurs, tandis que ceux qui détenaient jusqu’alors le leadership sont relégués au second plan. Vous l’avez compris, un fort développement international impacte l’humain et donc l’organisation et sa gestion des compétences.

Aborder un nouveau pays, c’est un peu comme créer une nouvelle entreprise : tous les paramètres sont à revoir. Il faut faire de sérieuses études de marché, revoir tout son mix marketing et donc souvent réinventer son offre, son positionnement, son organisation bref toute sa société
Mais la vraie difficulté de l’international est de savoir quel plan d’action mettre en œuvre. Il faut confronter sa vision avec les données du marché, ne pas penser « voyage » en cherchant à faire rimer développement international et tourisme économique mais plutôt se concentrer sur la vraie question « Quand ? mais surtout comment je vais pouvoir gagner de l’argent dans tel ou tel pays ? »
« Combien d’études de marchés, de déplacements, de développements, de recrutements, d’investissements etc. dois-je faire ? » Trop d’entreprises minorent aussi le coût marketing sans même parler du coût juridique qui peut être très élevé dans certains pays comme le Brésil ou la Chine.
Il faut ainsi bien choisir ses pays cibles et ensuite rester constant dans les efforts (les résultats arrivent souvent 18 mois à 3 ans plus tard).

Au final, pourtant, s’internationaliser est souvent moins coûteux que d’acquérir de nouveaux clients en France. En effet, toutes les dépenses d’internationalisation peuvent être couvertes par différentes aides et financements publics, parfois jusqu’à 100%. Ces aides sont souvent des financements ou des avances remboursables mais elles évitent à l’entreprise d’augmenter son BFR et de prendre trop de risques. La France est pour cela très à la pointe avec de très beaux dispositifs comme l’AP Coface ou la BPI mais encore trop peu de Pme et d’ETI les utilisent.

L’internationalisation est aussi une affaire de timing. Pour une entreprise, le moment idéal pour se développer est au delà de 3 ans d’expérience, lorsque la société possède un peu de fonds propres et qu’elle affiche un résultat intéressant. Pour savoir quels marchés cibler, il faut s’intéresser à différents paramètres : la dimension culturelle et la dimension commerciale (si l’on ne comprend pas le modèle économique de la personne que l’on va rencontrer, c’est que l’on n’est pas prêt à se développer dans le pays concerné) ; les taux de douane, les coûts de production locale (par exemple très élevés au Brésil), la réglementation… Il y a une vraie réflexion de fond à avoir pour permettre d’être confiant sur la réussite ou non du projet. Encore une fois, l’implantation ne doit pas être dictée par la seule « envie de ». En outre, le choix du mode d’implantation n’est pas neutre et ne doit pas être envisagé qu’en termes de coût (agent, bureau…). Autre erreur à éviter, trop d’entreprises se reposent sur les VIE (volontariat international en entreprise). Or, ce n’est souvent pas, sauf cas exceptionnels, la bonne option… Un VIE est idéal en support, pas en fer de lance.

Enfin, essayons de faire en sorte que nos entreprises soient plus pragmatiques et organisées dans leur conquête de l’international et tentons de faire mentir les Chinois, qui ont coutume de dire que les Français sont surtout de grands romantiques !

Pour plus d’informations, contactez : Arnaud LEURENT (aleurent@all-winds.com)

Ces deux interventions se sont conclues par une séance de networking, qui a permis à chacun d’approfondir certains points abordés pendant les présentations et de réseauter.

Toute l’équipe du Club BDN vous souhaite un excellent été et vous donne rendez-vous le 10 septembre pour la reprise des réunions mensuelles.


Mardi 20 mai avait lieu le premier atelier thématique de l’année. Dédié au « financement du développement de l’entreprise et à la gestion patrimoniale de l’entrepreneur », cet atelier s’adressait tout particulièrement aux DG, aux DAF et aux futurs entrepreneurs. Animé par Sylvie Rouault (SRJ Business) et piloté par Olivier Grosjean (OG Conseils Services) et Jean Quilès (Groupe Conseil Expertise), il a réuni près de 25 personnes au Cercle Suédois.

Sylvie Rouault : « Des ateliers pour approfondir ses connaissances et mieux connaitre les prestataires de services du Club. » 

Nous avions évoqué la reprise des ateliers thématiques lors de nos dernières réunions mensuelles. Cette année, le Club va prendre une nouvelle dimension en se développant à l’international. En parallèle, nous relançons les ateliers thématiques que nous organisions au début du Club. Outre le coup de projecteur qu’ils mettent sur une thématique donnée, ils sont l’occasion de faire connaître nos prestataires. Je passe la parole à Olivier Grosjean et Jean Quilès.

Pour plus d’informations sur le Club, visitez club-bdn.com

Olivier Grosjean (OG Conseils Services) : comment financer le développement de l’entreprise sans augmenter les dettes sur le bilan ?

Nous proposons des solutions de financement des PME qui répondent à un ensemble de problématiques, d’une part au niveau du haut de bilan, en apportant des capitaux pour permettre le développement de l’entreprise, d’autre part au niveau du bas de bilan, via un mécanisme de location financière. L’idée majeure est de pouvoir investir sans que cela soit considéré comme une dette.
Haut de bilan
Nous commençons par faire une analyse de l’existant. On ne peut pas apporter de fonds à une entreprise sans une étude préalable à la levée de fonds.
Nous accompagnons nos clients sur une durée relativement longue (jusqu’à 8 ou 10 ans) avec des conditions de sortie très précises fixées dès le départ. Contrairement à du capital risque classique, nous proposons une sortie en douceur, pour que le porteur de projet puisse reprendre le contrôle de l’entreprise grâce à la croissance qu’elle génère.
Cette année, j’ai été approché par un porteur de projet qui avait identifié le potentiel d’une usine dont a hérité une coopérative agricole. Cette usine est spécialisée dans la mise en bouteille de jus de fruits en MDD. Elle réalise un CA de l’ordre de 30 millions d’euros. Elle a évolué pour produire en partie du jus de fruits, en partie du lait, avec une utilisation d’à peine 40% de sa capacité de production. Le groupe laitier n’ayant aucune activité commerciale, il n’a pas cherché à développer les contrats existants. Nous créons une société, rachetons un euro symbolique le site au groupe laitier, finançons la totalité du capital nécessaire (1 million d’euros), en prêtons 20% au porteur de projet, à côté nous apportons 1,4 million d’euros de prêt en compte courant pour racheter le stock et démarrer le BFR. En 2-3 ans, nous devrions doubler la production et permettre au porteur de projet de monter à 49%. Les 20% prêtés au porteur de projet vont être probablement remboursés sous forme de bonus d’atteinte d’objectifs.
Bas de bilanL’idée de la location financière est d’appliquer à des équipements très divers l’équivalent de la location longue durée de parc de voitures, sur une durée d’1 an et ½ à 7 ans. On parle de « location évolutive » : il s’agit souvent d’équipements à très fort renouvellement (matériel informatique, matériel médical…). Nous sommes capable de proposer ce type d’opération sur du pur logiciel, un ERP, une grosse application logicielle…
Il faut bien considérer la durée de la location financière. C’est un marché qui a beaucoup évolué : en s’appuyant sur le fait que nous sommes capables de faire du déconsolidant, cela peut être intéressant pour des entreprises de financer des équipements qui peuvent être utilisés 10, 15, 20 ans. Ils vont être financés sur 5 à 7 ans et récupérés au terme du contrat sans avoir généré de dettes. Cette notion de déconsolidant vient de l’application depuis quelques années en France des normes IFRS. C’est une obligation dans deux cas de figure : les entreprises sont cotées en Bourse/les entreprises sont consolidées (holding de regroupement). Avec les normes IFRS est apparue cette notion de séparation entre contrat consolidant ou non. Doit-on considérer comme dette ou pas le contrat de location ? Tout cela dépend de la manière dont on présente l’opération.Comment finance-t-on une entreprise aujourd’hui ?

Nous proposons plusieurs solutions : du crédit, du crédit-bail et de la location. Il est très rare que les banques proposent aux PME des solutions de location financière, même si elles les ont à leur actif. La seule façon de pouvoir faire du déconsolidant, c’est contrat par contrat, en fonction de ce que désire l’entreprise, de manière à ne pas créer de la dette. Plutôt que de risquer un retoquage au moment du bilan, nous faisons valider le montage par le commissaire aux comptes de l’entreprise.

Nous reversons 0,5 % des investissements apports en capitaux aux apporteurs d’affaires du Club BDN et 1% du chiffre d’affaires généré par la location financière.

 

Pour plus d’informations, visitez www.fiparc.fr ou www.groupe-ansval.com

Jean Quilès, GCE Expertises : « La gestion et l’optimisation patrimoniale de l’entrepreneur »

Groupe Conseils Expertise est un cabinet d’expertise comptable et de commissariat aux comptes créé il y a quarante ans.

Pourquoi créer une entreprise ?

Avant tout si l’on exerce une activité à risque (cela permet de limiter la responsabilité, même si l’on a créé depuis quelques années l’EURL), mais aussi pour lisser ses revenus. Les revenus font parfois le yoyo, les cotisations sociales sont exponentielles… Les coûts sociaux et fiscaux ne sont pas faciles à assumer pour le dirigeant. Créer une société permet de définir une rémunération plus stable sur 3, 4, 5 ans en fonction des objectifs et des besoins. Il est aussi recommandé de créer une entreprise lorsque l’on gagne plus que ce dont on a besoin. Prenons l’exemple des chirurgiens, qui exercent à 80 % hors libéral. Ils ont des niveaux de revenus de 200-250 000 € et ils paient des charges sociales et l’impôt sur le revenu sur cette somme. Cela en fait les meilleurs contribuables de France !
Ce que vous ne pouvez pas faire en entreprise individuelle, c’est de laisser une partie du bénéfice en réserve, car vous devez acquitter l’impôt sur les bénéfices.

Quand créer sa holding ?

Une holding est un outil (véhicule) qui permet de faire des investissements : elle doit être aussi considérée comme une société à part entière qui peux facturer des prestations .
On créé sa holding quand on rachète une entreprise,

On créé sa holding pour préparer une cession d’entreprise,
Mais aussi pour percevoir des dividendes,
Pour  se constituer et/ ou optimiser  un patrimoine,
Et enfin pour transmettre son patrimoine …

La holding est parfaitement adaptée pour réinvestir le produit de son travail.
Tout le monde a entendu parler de l’affaire Bettencourt : L’Oréal avait versé 270 millions à Liliane Bettencourt, elle n’avait payé que 9% d’impôt (c’est choquant, mais ses conseillers fiscaux lui avaient conseillé de créer une holding. A titre personnel, elle n’a pas touché cette somme, la holding a payé les 1,6% de fiscalité et Liliane Bettencourt a payé ses impôts sur la somme qu’elle a réellement prélevée dans sa holding). C’EST PARFAITEMENT LEGAL.

Il est beaucoup plus facile de transmettre ses biens via une holding qu’au niveau de chaque SCI ou de chaque immeuble (et c’est beaucoup moins pénalisant fiscalement).
La holding est donc un outil simple qui permet d’économiser beaucoup d’argent et qui permet de démultiplier la capacité d’épargne. Certes, le coût fiscal est important à la sortie, mais toujours moins conséquent que si on l’acquitte tout au long du projet, et l’on a profité pendant des années de l’effet boule de neige.

La finalité est de se payer le minimum. Si l’on veut se constituer un patrimoine en France, mieux vaut ne pas chercher à le faire à titre personnel ! Avoir des revenus fonciers à titre personnel, c’est une catastrophe. On vous prend 15% de CSG-CRDS quelle que soit votre situation. C’est un choix : certains préfèrent se dire que leur patrimoine est à leur nom, parce qu’ils ne maîtrisent pas les tenants et les aboutissements de la holding… Mais cela se paie cher !

Pour les apporteurs d’affaires, nous reversons 10% des honoraires la première année et 5% la deuxième année et troisième année.

Pour plus d’informations, visitez www.expert-infos.com/gcex

 

Après chaque intervention, chacun a pu poser ses questions à Oliver Grosjean et Jean Quilès, avant de faire plus ample connaissance pendant la traditionnelle séance de networking. Rendez-vous le 11 juin pour la réunion mensuelle du Club BDN… Et à très bientôt pour un nouvel atelier thématique !